When New York meets Paris

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3h30 à New York, je suis sur un banc , à regarder le Queensboro bridge, j’écoute the fray chantaient Be still, je me sens dans les bras de la ville…

Le vent vient me caresser le visage, mes cheveux s’envolent, et je ferme les yeux…

je sens chaque vibration de la ville, je me sens bercée et transportée …

je ferme les yeux et je pense à Paris…

je me rappelle une balade à Paris, à 3h du matin, sur le pont des arts, le temps était pareil, le vent était là, et je prenais la ville dans mes bras …

et je pense que Paris c’est cette belle femme, avec son histoire, ses blessures de guerre…

et je pense que Paris c’est cette copine, qui m’emmène danser les soirs , qui me prend dans ses bras dans un vieux café de Montmarte les jours de pluie, qui quand je crois tout savoir sur elle, m’ouvre une ruelle pavé, quelque part aux Batignolles et qui m’invite à m’y balader avec elle…

Oui, Paris c’est ma copine, cette copine qui me garde un vélo tous les matins, qui sait me raconter Piaff et Proust, qui partage ses secrets , qui me raconte son passé, qui s’ouvre à moi, et m’ouvre à toute possibilité d’aller au-delà de moi même… c’est la bonne copine qui après une dispute, après m’avoir saccagé mon brushing , m’offre un arc en ciel et me dit de lever les yeux vers la défense et de lui sourire …

et je suis de l’autre côté de l’atlantique, à penser à elle, je sais que je la retrouve bientôt, et j’ai envie de lui raconter New York

cet homme, grand et beau qui me prend et me faire tourbillonner dans ces grands bras, cet homme grand et fort, qui me raconte Jay-Z et Sinatra .. qui me fait pousser les portes de bars improbable et qui passe la nuit à me raconter les histoires de ces barmen, de ses gens venus de partout, à essayer de « make it here », cet homme qui me perd dans ces grandes avenues et reviens à mon secours avec un taxi…

New York est un homme, grand, ténébreux , souriant, mystérieux ….

qui ne me dit pas tout

qui ne me raconte pas tout

qui me montre une facette de sa personnalité et me laisse les multiples possibilité de penser au reste

cet homme qui une fois qu’il a saccagé mes chaussures avec une pluie d’été, m’offre un ciel bleu et un latté et me dit que la pluie me rend belle

 

New York est un homme qui a de multiples aventures, je le sais, il ne me l’a pas caché, mais il fait en sorte, de toujours me laisser croire, choisir de croire, que je suis la seule.. il me laisse croire que de tous ces gens qui débarquent , tous les jours dans JFK, je suis celle qu’il attendait….

 

Et je regarde cet homme, par cette froide nuit de septembre, et je me blottit dans ses bras, et je me laisse caresser le visage, et je le laisse jouer de mes cheveux, et je pense qu’il serai un homme heureux s’il venait à rencontrer Paris … et je me demande s’il sait, que de l’autre côté , il y’a une femme, faite pour lui, belle comme il les aime, chic, sophistiquée, rieuse et joueuse, qui l’emmènera boire du vin et danser la valse au bord de la seine, qui lui dira que Piaff  a chanté la foule pour lui et non pour elle…

est ce qu’il sait que, dans sa solitude, une autre femme pourrai venir s’y blottir … que s’il venait à la rencontrer il lui dirai : « tu es belle » et qu’elle répondra rieuse  » I know… »

New York ne rencontrera jamais Paris,

mais ce soir , c’est moi qui la lui raconte …

 

je lui fais écouter Padam Padam, je valse avec le vent, il fait briller les lumières du bridge pour moi, ce qui veut dire dans son langage : Kiss her for me …

 

Une marocaine entre les deux

1 Comment

  • Répondre décembre 4, 2014

    Mehdi

    Quelle poésie ! Merci de nous faire voyager ! Tbarkellah 3lik !

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