Une fiction pulpeuse

Dites « Bonjour » à cette nouvelle catégorie que j’ai nommé « Guests », ici je posterai des « textes » qui me plaisent mais que je n’ai pas écris moi même ( si une telle chose est bien évidemment possible ;) Aujourd’hui c’est la plume d’une « effrontée » qui nous raconte un conte pas si conte de fées que ça … Enjoy

Une marocaine « dénicheuses » de talents

Illustration Garance Dore

Illustration Garance Dore

« Comme chaque samedi soir je traîne ma carcasse défraîchie de 23 printemps à travers la ville a la recherche de plaisirs nocturnes. Déjà quelques coups dans le nez je m’invite dans une boite branchée de Casa, autours d’une foule immense mais d’une solitude sinistre, quelques rails de coke au compteur je m’adonne au civilités d’usage qui consistent a sourire au gros bedonnant a qui l’on a malheureusement fait la conversation la semaine dernière ( l’alcool aidant pour beaucoup ) mais a l’halène trop indisposante pour renouveler l’expérience, un sourire donc suffira. Aussi a saluer d’un geste nonchalant, limite arrogant, les 3 petites stagiaires de l’entreprise qu’on a l’obligation de torturer, sans un petit élan sadique .

Traversant la boite a la recherche de viande fraîche, ce qui fera ma distraction de ce soir, voila que je l’aperçois, oui lui ,ma proie de ce soir, grand blond a la forme athlétique, aux dents américaines et a  l’allure d’apollon, c’est devenue mon petit train train ma monotonie a moi, chaque samedi je sorts me trouver de quoi réchauffer mon lit, en ces temps de crise, un radiateur serait trop onéreux. Donc je disais Lui va finir sous moi ou moi sous lui peut importe pourvue qu’il s’en aille avant le petit déjeuner. Je m’approche de lui, faisant mon petit numéro a l’allure répétitive mais dont l’efficacité est redoutable, cet homme je le veux pour essayer d’éponger le flot de solitude qu’est ma vie,soyons lucide je suis seule, ma famille je l’ai délaissé pour cause de différence idéologique, je me cache derrière l’excuse du boulot trop prenant pour garder au minimum les rencontres, et faut croire que devoir supporter les critiques rasoirs de parents pas trop dans le coup me lasse ,J’ai choisi cette vie quelques année plutôt comme l’on regarde une aphrodite en marbre, tellement parfaite de loin qu’elle suscite un engouement extrême, mais l’on n’aperçoit des craquelures que quand on est déjà trop proche et que c’est trop tard, je ne regrette rien, ma vie je l’aime bien, je la noie dans l’alcool et les fêtes superficielles, je l’ai soigneusement calqué sur un modèle dont j’ai sélectionné délicatement le Sex Drug and rock’n’roll tout en faisant bien attention d’ignorer les valeurs telles que l’honneur, l’amour, la patrie, la famille … Oui la famille ce mot que j’ai rayé au rouge de mon lexique, je ne veux pas de mari qui me contrôle, je n’abandonnerai jamais cette illusion que j’ai qu’on appelle liberté , ce leurre, je m’y blottie le soir en le serrant très fort. Je ne veux pas d’enfants, ces petites parties de nous en dehors de nous me sont indifférentes, a moi, mon utérus quand a lui semble ne pas être du même avis, et me flanque des coups traîtres quand  je passe a coté d’un parc . tout ceci n’est pas pour moi ,je veux juste mon apollon, hier ce fut Poséidon et demain Zeus qui sait…

Mon apollon me toise, avec ma robe hors de prix aussi courte que les idées de grand mère, je balance les hanches au rythme hypnotique d’une musique que je déteste, mes yeux l’invitent a rejoindre mes filets, mon secret ? être détachée , être intéressée sans l’être pour autant , il s’approche , j’ai gagné ! . Nous dansons beaucoup trop proches, trop proches pour qu’il puisse s’enfuir, il est pris au piège, c’est la qu’il ouvre la bouche pour rompre cette parfaite harmonie d’un atroce ” c’est quoi ton prénom? ” que je répond par un sourire, je le tire par la cravate pour que sa bouche atterrisse sur la mienne, je ne veux pas te connaitre, je ne veux entendre sortir de ta bouche que les mots encourageant qu’on chuchote au lit, je le regarde dans les yeux, et lui dis a demi mots ” je te dirais chez moi grand blond ” .

Sa voiture nous dépose dans le parking désert de mon appartement grand luxe, que mes promotions canapé ont, sans le moindre scrupule, payé largement. nous montons chez moi finir cette bouteille de champagne qu’il m’a généreusement offerte, c’est la ou je le déshabille, mon apollon est divin ,nous nous perdîmes dans l’abîme du plaisir de la chaire, plusieurs fois, ce fut l’extase quand nous retombâmes vidé sur le lit immense, le charme ayant quitté a l’instant la chambre, je ne pense qu’a une chose, qu’il ne me touche plus et arrête de me coller comme un parfum pas cher, le lit king size ayant pour seule et unique fonction que de creuser ce gouffre, tout sauf accueillant ,qui clame haut et fort: ” tes weston ton cachemire, fini de t’habiller sur le perron, dégage, je ne veux plus te voir “. Je balaye du regard mon moins, beaucoup moins charmant apollon, qui la sur mon lit, a autant d’attrait qu’une cicatrice sur le visage, je m’endors en sous entendant que demain je me lève tôt j’ai des dossiers a boucler et que je ne voudrais surtout pas gâcher ma matinée avec des regrets de la veille au soir, je m’abandonne aux bras de Morphée , les seuls bas qui veulent bien m’enlacer, le corps lourd et l’esprit taché de cette existence vile et dénuée d’intérêt, je me dis si j’avais le pouvoir de remonter le temps, je pourrais peut être qui sait, faire les choses autrement … »

L’effrontée …..

3 Comments

  • Répondre février 7, 2014

    Efzède

    Un style très fin, d’une vérité tellement vraie qu’elle peut sembler choquante, je suis amoureuse de ce texte. A qui appartient-il ?

  • Répondre mai 31, 2014

    Eléna

    quand vous dites j’aurais voulu remonter le temps en arrière, vous y aurait changé quoi ?

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