The « Godfather » test


The Godfather with Brando and Pacino

 

 

Avez vous vu  » Le parrain », je veux dire « Les parrains »?

Laissez moi vous dire une chose, j’ai toujours dit qu’il y’a deux « types  » d’hommes ( je dis bien hommes) dans ce monde, ceux qui ont vu le Parrain et les autres, ( valable aussi pour Star wars apparemment, mais j’en sais pas plus, je n’aime pas cette saga ), mais le parrain ça « définit » une personne….et j’ai toujours dit : Ne faites jamais confiance à un homme qui n’a pas aimé le PARRAIN, je sais c’est radical, mais c’est ma pensée … vous n’êtes pas d’accord? passez votre chemin ( See? très Parrain attitude tout ça tout ça…. )

Quand je parle à de nouvelles personnes , spécialement les hommes, je sors une phrase, un mot, une référence au film, si le mec suit il mérite que la conversation continue , s’il ne suit pas, il est coupable jusqu’à avis contraire.

Ensuite, si le mec « risque » de me plaire je pousse l’analyse plus loin, je cite mon passage préféré du film :

Michael vient de faire tuer son beau frère , sa soeur débarque en larmes , le traite d’assassin, sa femme entend ça, et lui demande si c’est vrai, s’il a vraiment tué son beau frère, il lui dit de ne  jamais lui poser de questions sur son boulot, et puis il voit sa détresse et dit : Juste cette fois Kay , juste cette fois tu as le droit de me demander

Elle dit : Est ce que c’est vrai?

Il l’a regarde de ce regard profond et dit : NON

 

Cette scène du film , est de loin ma scène préférée , je peux la revoir et la revoir sans m’en lasser, si quelqu’un la voit comme un mensonge , je définit la personne comme « rêveuse » si quelqu’un la définit comme « une vérité  » je le définit comme  » un menteur » si quelqu’un la définit comme  » C’est ça être un homme » je dis AMEN !

Et ce que j’essaie de dire c’est que, être un homme n’est pas mentir, être un homme c’est protéger , il a vu dans ses yeux que la réponse qu’elle attendait était un « NON » , il a su que s’il lui disait la vérité ça l’anéantirai , et il a choisi de lui donner ce dont elle avait vraiment besoin… et ça c’est une protection ….

Ma soeur me dit : A force de défendre ce film , j’oublie que tu es féministe ( le suis je ?) et je pense que tu aimes vraiment les machos

Et moi je dis , le parrain n’est pas un macho, le parrain est l’homme tel qu’il devrai être ! et non ces pseudo messieurs des temps modernes en jean slim rose bonbon ( je n’ai rien contre les hommes en jean slim rose bonbon, I’m just saying )

Le parrain, trace un portrait précis, et « parfait » de ce qu’un homme, un père de famille devrai être .. de ce qu’un mari devrai être ( si on met à part bien évidement les meurtres , la mafia tout ça tout ça, quoique ça serai fun d’être mariée à un mafieux , non? quelqu’un t’embête dans la rue , the next thing he knows il dort avec les poissons dans le grand océan , non? )

Michael Corleone, avec tout son argent , tout son pouvoir , n’a jamais trompé sa femme, quand il a aimé la première fois il est parti la demander à son père, quand il a aimé Kay il était clair et précis, il n’a pas dit : « Vient copine on apprend à se connaitre, il a dit : « J’ai besoin de toi et je veux que tu sois ma femme !  »

Sa famille était sa priorité et à côté de ça, il est toujours resté fidèle à qui il était … n’a jamais fait semblant, n’a jamais suivi le courant ….

Un tournant dans le film, est le moment où il fait assassiner son propre frère qui l’a trahi …. je n’ai jamais pu me prononcer la dessus, j’ai toujours pensé que c’était très dur comme décision à prendre, surtout que le frère avait exprimé ses remords, pour moi Micheal aurait du pardonner, mon pote à NY m’a dit : « Oui c’est dur comme decision à prendre, mais son frère a mis sa femme et ses enfants en danger, et ça c’est impardonnable, et ses mots exactes étaient : If I were Micky I would’ve done the same thing, Kill him in a heart beat ! »

J’ai pensé : Man you’re a mob ! mais je l’ai pas dis, trop peur pour ma vie …

Et j’en reparlais encore ce matin avec mon mec , et il me dit : « Mon coeur, il n’avait pas d’autres suites logiques à l’histoire que la mort de son frère , ne pas le tuer, voulait dire renoncer à toutes ses valeurs ,à qui il était , à ce qu’il faisait, ce mec n’a pas de juste milieu, il ne fait pas dans le « doux » , et c’est la base même du caractère de Michael , tu trahi, tu meurs , même si tu es mon frère … »

J’ai pensé: mon coeur tu es un Corleone toi même, je vais donc éviter de te contredire si je ne veux pas me réveiller avec une tête de cheval dans mon lit …

Donc mesdames, regardez le Parrain et faîtes le test , faites « The Corleone test » on men, la façon dont un homme voit ce film en dit beaucoup beaucoup sur qui il est , trust me , j’ai fais la recherche pour vous ..

Et messieurs ,aussi bizarre que cela puisse vous paraitre (venant de moi) soyez un Michael Corleone en plus « intelligent « ( parce qu’on se le dise, cet homme a finit seul et meurtri..)  et vous serai le roi du monde ( Mais ne tuez personne svp, ceci n’est pas une invitation à la « mafiosiation » lisez entre les lignes )

Si un homme devait être définit , je le devinerai comme étant Michael Corleone, sans aucun doute …

Une marocaine mafieuse

2 Comments

  • Répondre septembre 23, 2013

    Faouzi

    Ce que l’article oublie de dire, c’est que Michael Corleone a toujours voulu faire comme son père, Vito Corleone, à la seule différence qu’il a tout gâché et tout perdu.

    Alors dire que M. Corleone est un homme un vrai, c’est choisir une version destructrice et machiste de l’homme. Une version qui prône l’ambition à tout prix, la colère aveugle et l’amour destructeur. En aucun cas, dans la saga, Michael Corleone est parvenu à construire une famille unie et heureuse, comme l’a fait son père Vito Corleone. Michael s’est acharné, sous pretexte de protection de ses proches, à les brimer et à affirmer sa supériorité pour au final, tuer son frère, détruire sa sœur, chasser sa femme et finalement tuer, indirectement sa fille.

    D’ailleurs, Mario Puzo, l’écrivain de la trilogie, a bien fait transparaître dans une scène magnifique, la dichotomie entre Michael et son frère (les derniers instants du 2ème films où l’on voit Vito entouré de sa famille, heureux et tenant Michael dans ses bras, assis sur les marches de son immeuble, lui disant que tout ira bien, et Michael seul dans son salon, après l’assassinat de son frère). Michael est au final un wanna be malheureux, qui n’aura pas atteint le bonheur qu’a eu son père (les morts des deux parrains est aussi intéressante à analyser, l’un mort devant son petit fils après avoir joué en bon grand père et l’autre mort seul et inconsolable de la perte de sa fille).

    Michael Corleone peut impressionner par son charisme, son magnetisme et sa volonté implacable, il n’en reste, qu’au final, il a tout perdu. Le meilleur des hommes n’est il pas celui qui donne du bonheur à ses proches ?

    Mais bon, en tant qu’homme, mon analyse n’aura pas la subjectivité escompté pour analyser cet HOMME qu’est Michael Corleone.

    Sinon, je suis d’accord, le Parrain est une magnifique fresque américaine a voir et revoir (personnellement fan du 2)

    • Répondre septembre 24, 2013

      Leila

      Je ne peux qu’être d’accord sur tout la ligne , et c’est la raison pour laquelle j’ai dis : Soyez un Michael en plus intelligent , et par plus « intelligent » je pointe tout ce que tu viens de dire.
      là où toi tu vois  » sa fin » (pour laquelle je suis très d’accord, une fin triste, résultat de ses choix de vie ) , moi je vois son caractère et ce qu’il aurait pu « être » ….
      c’est de ce « pu être » que je parle
      PS: le 2 est by far the best one :)

Répondre

Current month ye@r day *