Rendez-vous en terre inconnue….

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Au fond de la salle, je sens son regard sur moi, un regard flatteur, mais je vois bien qu’il m’imagine à poil, je ne suis pas gênée, en générale, quand je vois clair dans les « jeux » je ne suis pas gênée d’un « poil »…

Depuis le début de la soirée, ce jeu dure, je sais qu’il finira par faire le premier pas, pas que je ne sache pas faire le premier pas, mais parce que ce soir, je n’ai pas envie.. ce soir je ne suis pas intéressée, je suis dans mes pensées, un homme est déjà dans ma tête, et ce n’est surement pas celui au fond de la salle..

Une copine s’approche, un gâteau au chocolat à la main, elle me le tend et dit : « Leila tu devrai rencontrer Yazide »

Et je vous le donne dans le mile, Yazide c’est l’homme au fond de la salle.

Elle lui fait un signe de la main, Yazide vient vers nous.

Bel homme, un brun de 1.90 m , petite veste Saint Laurent ( je les connais à force de bosser dans une boite de gay !), mais c’est le seul signe extérieur de « richesse » que Yazide dégage.

Il affiche un sourire, ma copine dit : « Leila je te présente Yazide , Yazide voici Leila ! »

Le « voici » qui en dit long sur la discussion d’ « avant » … je ne dis rien.. ma mère m’a appris ça .. elle appelait ça, « swab » ( tu sais ce truc où tu sais mais tu fais genre je ne sais pas » en France ils appellent ça « le tact » , ma grand mère l’appelait  « Tbehlile » … et je la rejoins sur ce point)

Je tend la main à Yazide, quand lui me tendait la joue (vous n’êtes pas d’accord ? non mais sérieux, je n’aime pas taper la bise à des inconnus moi… et surement pas des inconnus qui m’imaginaient à poil il y’a 5 minutes)

Yazide me sert la main, et dit : «  Lalla , je lis régulièrement ton blog, j’aime beaucoup »

Je souri (ma mère m’a appris à NE PAS sourire aux hommes, surtout pas ceux qui m’imaginent à poil, mais mon meilleur pote m’a dit que je devrai sourire, ça enlève le gros « Va te faire foutre » que j’affiche sur mon front)

Je ne sais pas à quel moment ma copine s’est éclipsé et me suis retrouvé sur son canapé à parler avec Yazide, on a parlé d’écriture, mais aussi de voyages, il part à New York pour le travail en moyenne 1 fois tous les 3 mois, on a réalisé qu’on aimait faire les mêmes choses et visiter les mêmes coins de la ville pomme, et qu’il y’a quelques mois on était tous les deux en même temps là-bas ( Vous savez quand l’espace d’une minute on s’imagine dans une comédie romantique à la Julia Robert , sous la pluie et tout et tout ? le cinéma a ruiné ma vie je vous dis !)

Et on a finit par en parler, tiens, du cinéma..

J’ai touché mes cheveux keratinés ( et oui j’ai finis par le faire , au lieu d’appeler un fkihe voyez vous) , et dis : « Moi mon film préféré de tous les temps c’est le Parrain ! tu l’as vu ? »

Il a mis son verre sur la table, s’est mis plus à l’aise sur le canapé de ma copine et a dit : « Bien sûr que j’ai vu ! Mais je n’aime pas spécialement, d’ailleurs je ne suis pas très d’accord avec ton post sur l’homme le vrai et comment Corleone est un homme amoureux ! »

J’ai ouvert grands les yeux ! Un homme qui me drague mais qui ne va pas dans le ‘sens’ de ce que je veux entendre, c’était nouveau pour moi , il a continué :

-          Quand tu aimes une femme tu la protèges, ce que Michael  a fait , je te l’accorde, mais quand tu aimes une femme tu ne lui enlève jamais ses enfants ! S’il avait aimé Kay plus que lui-même, il l’aurai laissé partir avec ses enfants, parce qu’il n’y’a rien pour faire souffrir une femme à vie que de lui arracher ses petits.  Donc excuse-moi Miss ex-blogueuse de l’année, mais ta définition de l’homme amoureux vrai est probablement à revoir …

Et vous savez quoi , j »ai toujours pensé qu’il y’a de ces gens qu’on connait pendant des années et qui ont cette influence sur nous, celle de nous faire changer d’avis, puis il y’a ceux qu’on connait depuis des siècles  mais qui n’arrivent jamais à nous ouvrir les yeux , et enfin il y’a ces inconnus, que dieu met sur notre chemin pour un laps de temps et qui nous poussent à « revoir » nos définitions des choses …

Yazide est à mettre dans la dernière catégorie …

J’ai roulé des yeux, comme je fais à chaque fois que je sens que j’ai « peut être » eu tord.. et dis : « Balivernes ! Il l’a aimé jusqu’au bout ! »

Il a repris son verre, a pris une gorgée et dit : « Oui il l’a aimé, mais pas assez …. A toi de voir si dans la vie tu veux être une Kay ou une Fatma »

Moi,re-roulage des yeux : « Et c’est qui Fatma? »

Il m’a souri, d’un sourire qui a illuminé son visage et a dit : « C’est la femme qui m’a élevé, je te parlerai d’elle la prochaine fois qu’on se voit. »

Une marocaine intriguée …

1 Comment

  • Répondre février 11, 2014

    Lamirose

    …moi aussi suis intriguée…l’as tu revu ?

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