Love Story

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Des fois, j’ai le cœur serré, la religieuse au chocolat ne me rend plus heureuse..

Je délaisse mon vélo pour marcher….

Paris cesse de faire battre mon cœur, ses gens polis qui me disent bonjour m’énervent  Le froid me monte à la tête…

Mes potes essaient de me changer les idées, on m’emmène manger des burgers, on m’invite à des soirées poker, on me laisse courir dans les escaliers du Louvre.. Mais rien à faire…

Je sais que ça ne marchera pas, je sais que rien ne me sortira de cet état, parce qu’une seule chose me manque…  Rabat

Tous les marocains (non rbati) vous diront, que rabat est une ville ennuyeuse, que les rbati indiquent mal le chemin aux visiteurs (par pur méchanceté en plus!!), qu’en a une seule rue à Agdal où le tout rabat se réunit, et qu’il faut qu’en arrête d’être fiers du Mega mall parcequ’à casa eux ils auront Lafayette

Il faut être né à rabat pour comprendre …

J’ai beau faire le tour du monde, habitée Paris, une ville pour laquelle j’ai un attachement féroce, adorée Madrid, trouver New Delhi enivrante, aimer la fête de Barcelone, rêver d’habiter New York, Rabat reste de loin la ville de mon cœur…

Et aujourd’hui, elle me manque…

Ses ruelles me manquent, la vieille médina et ses vendeurs-dragueurs me manquent, les vieilles maisons dans les petites ruelles bleues me manquent, ses plages me manquent, les embouteillages et les gens énervés à 5h me manquent, la pluie et le brouillard du matin , les posage snobes en terrasse de café me manquent, récupérer ma petite sœur à la sortie du lycée et par la même occasion toutes ces copines et faire le bus scolaire me manque, conduire en évitant les troue géants me manque, les nouveaux policiers qui snobent les billets de 100 me manquent …

Je me rappelle que quand j’étais plus jeune, à la sortie du lycée, on partait dans un vieux café, caché au bord du Bouregreg dans la vieille médina, on pouvait boire du thé à la menthe dans des grands verres , et regarder  le Bouregreg qui part à la rencontre de la mer… je ne sais pas si ce café existe encore, je l’ai perdu de vue comme j’ai perdue de vue les amitiés du lycée…

J’ai envie de boire ce thé chaud, en regardant la pluie laver les vieux mur de la ville, j’ai envie de contempler le Bouregreg  par ce petit coin vers Hssane, j’ai envie de voir le soleil dessiné les courbes du mausolée le matin, et caresser les tombes du cimetière en fin de journée avant d’aller se coucher dans la mer…

Rabat me manque, la religieuse au chocolat ne comblera pas ce vide, la promesse d’un réveillon au pied de la tour Eiffel non plus..

Rabat me manque, et j’espère que je lui manque aussi, parce que bientôt je pars à sa rencontre

Une marocaine  amoureuse

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