Hello Heaven !

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Il y a quelques semaines je parlais avec mon meilleur pote,à Paris, au bord d’une péniche sur la seine, autour de notre 3 ème bonne crêpe au caramel beurre salé( trop d’infos hein? juste pour que vous visualisez la scène) des voyages.

Lui, il voyage en moyenne une fois par semaine, moi en moyenne 3 fois par an, le sujet n’était donc pas les pays qu’on a visité( nous ne jouons pas dans la même league voyez vous..) , mais un sujet bien plus profond ( manger trop de crêpes nous donne des ailes..) … On s’est rendu compte tous les deux que ce qu’on garde de nos voyages ce n’est pas la beauté de l’architecture, ni l’odeur de la mer, ni les délices des plats typiques, ni la gentillesse ou pas des gens, ni la politesse du serveur du café ( genre les parisiens coincés du cul, on pourrait écrire un livre sur les serveurs parisiens, tiens y a deux semaines un serveur m’a « gentiment » fait comprendre qu’il ne voulait pas de mon pourboire , et non j’avais pas donné 10 centimes..j’avais donné 15!! non je rigole, enfin bref) …

Ce qu’on garde de nos voyages, ce sont les sensations que le pays fait naître en nous….ce qui nous fait rêver ou pas, ce qui nous a fait rire ou pleurer, ce qui nous a fait retomber en enfance ou prendre conscience qu’on a grandi….
Et je lui ai raconté que l’une des villes que j’ai toujours rêvé de visiter c’était Venise…depuis toujours Venise était la ville de mes rêves d’enfants, la ville de l’amour, la cité des doges..

 

J’y suis donc allé, pleine d’histoires de Casanova, l’Ipod chargé de Gabrielli et Vivaldi, et fin prête à courir masquée dans ses ruelles…

Mais ce que je garde de Venise aujourd’hui est une certaine terreur, l’enchantement a laissé trés vite place à un vide terrifiant…

Elle a fait naitre en moi un certain malaise malsain, à la tombée de la nuit Venise devenait sombre, triste et terrifiante …. C’est comme si la ville me criait des malheurs et des tragédies que ni la beauté de la place San Marco, ni les chants des gondoliers n’ont réussi à me les faire oublier…

Venise était belle à raconter, mais pas à vivre…

Aujourd’hui je suis à Oia , un petit village perché sur une montagne au nord de Santorini en Grèce, et je regarde le coucher du soleil en écoutant Fayrouze..

Ce village me donne envie de vieillir ici, de m’acheter une petite maison au toit bleu, cachée du monde entier , et d’y emmener ces gens que j’aime… Je me vois passer tous mes étés ici, je me vois lire un bon livre , enveloppée dans une bonne couverture en sentant le soleil se lever les matins…

Ce petit village me donne envie de tout laisser tomber, et de croquer dans la vie à plein dents..

Ce petit village me donne envie d’aimer à nouveau, me fait rêver d’une petite fille au cheveux bouclés que je regarderai courir avec son chien sur la plage …

Les voyages sont surtout ses sensations qui nous font revenir à nous, qui nous font voyager un tout petit peu à l’intérieur de nous même . Qui nous bouleversent et qui nous ouvrent les yeux sur des possibilités que nous étions incapables de visionner dans le brouillard du quotidien  …

Encore faut il les garder ouverts une fois le voyage terminé ….
Une marocaine nostalgique …

 

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