Girl crush…

Pamela-Olson

 

J’ai fais une rencontre il y’a de cela 5 mois, je vous en est pas parlée, parce que je ne voulais pas l’écrire à chaud, je voulais prendre le temps,  réfléchir, voir si ma première impression était la bonne, ensuite la partager ( ou pas..)

 

Rappelez-vous, comment je vous disais que les voyages ne sont pas les paysages, les villes, la découverte de nourriture différentes, ou de nouvelles coutumes, les voyages sont les sensations que tel ou tel endroit fait naitre en nous, et les rencontres, avec ces inconnus, avec qui on partage une route ou un repas . et qui nous ouvrent à des choses en nous même dont on ne redoutait même pas l’existence..

 

J’ai rencontré Pamela dans un restaurant russe à New York, c’est l’amie d’un de mes potes, qui était plus qu’excité à l’idée de me la présenter, il disait que c’était une fille qui a décidé de tout plaquer et de partir faire un tour au moyen orient, avant de passer quelques années en Palestine, d’adopter la cause, d’écrire un livre et de le publier par ses propres moyens..

 

A New York, les filles sortent pour être vues, contrairement à Paris où on sort pour être cool et passer du temps avec ses potes, à New York on sort pour networker, pour être vu, pour être la plus belle, la plus sexy, celle qui sera le plus draguée.. ça explique le fait  qu’elles soient toutes  tirées à 4 épingles, parfois anorexiques (figurez-vous que zéro est clairement « a size » là-bas!! si tu fais un 34  français t’es bonne pour le 36 américain !)

 

Je me suis donc retrouvée en face d’une femme, à New York, qui ne correspondait pas à ces standards, qui n’a clairement pas passé 3 heures à choisir sa robe (contrairement à moi.. qu’on se le dise), et qui a cette manière de se tenir, cette manière de parler, qui dit tout de suite: « j’ai autre chose à faire de ma vie que passer ma journée à lire le Vogue pour savoir si le Rouge est le nouveau noir de cette automne-hiver ! »

 

Nous n’avons pas beaucoup parlé, on a rigolé de bons coups, échangé quelques mots en arabes ( PS : pour moi c’est toujours flippant ces américains qui parlent arabe. mais ça c’est une autre histoire ) m’a parlé avec beaucoup de pudeur de son livre, et s’en ai parti prendre un métro et rentrer chez elle…

 

J’ai récupéré son livre, mis à côté de mon lit à Paris, promis de le lire, et puis j’ai oublié.

 

Décembre à New York, entourée de top models à qui je racontais ma life, et qui me semblaient toutes aussi inintéressantes les unes que les autres  (je sais ça c’est du jugement mais j’assume. un peu…pour moi de gros seins ne font pas de toi une déesse pour autant. et puis entre le vrai et le faux moi je suis perdue…) et un ami me dit: « c’est quand même incroyable que tu ne sois pas intimidée par ces filles Leila!! D’ailleurs je ne pense pas que je t’aie vu une fois intimidée par une autre fille ! »

Et j’ai pensé : « Pamela ! » j’ai été intimidée par cette fille. S’il y’a un genre de filles qui m’intimide c’est bien celui-là !

Mais je ne savais pas expliquer pourquoi…

 

De retour à Paris, j’ai pris son livre, et enfermé pendant un week end je l’ai lu, j’ai tourné la dernière page et j’ai pensé: « Mon dieu. si les gens pouvaient tous lire ça !! »

 

Ce livre, mis à part toute l’histoire palestinienne qu’il raconte, qui est bien dite, racontée d’un point de vue personnel, parfois neutre, relais de faits et d’actes. Ce livre est avant tout une lettre d’amour. une lettre d’amour à la Palestine, une lettre d’amour de Pamela à elle-même..

 

 

Quelque chose en cette femme m’avait touché, cette différence qui se détache de ses yeux, cette énergie apaisante qu’elle dégageait.. Tout ça venait du fait qu’elle savait! elle savait pourquoi elle était sur cette terre, elle a trouvé sa cause, et par cette cause elle s’est trouvée, et ça, c’est le genre de femme qui intimide, qui donne un pieds dans le cul du conformisme et des standards.. et c’est le genre de rencontres qui pousse à réfléchir.

 

Et dieu ce que j’ai réfléchi.

 

Faut-il du courage pour tout claquer et partir dans un coin inconnu du monde ? Pamela a-t-elle plus de courage que nous? Que moi? Est il est vraiment question de courage ? Savait elle qu’au bout de la route, au bout de ce chemin, c’est elle, qu’elle allait retrouver?

 

Nous allons dans la vie, en répondant à des questions bien définies qu’on nous a dictées, nous sommes comme programmés, par ce qu’on nous a définit comme bien et mal, et remettre ça en question un jour, est le début d’une aventure extraordinaire !

 

J’ai été transportée dans ce voyage de Pamela, j’ai été emportée dans ses rencontres, ses chocs, ses moments de purs joie, ses moments de peine..

Et j’ai pensé qu’il y’a de ces femmes  qu’on croise au coin d’une rue ou d’une table, qui nous amusent le temps d’une soirée par leur beauté et leur charme, et il y’a d’autres femmes, au regard franc, aux mots réfléchis, il y’a de ces femmes sereines, en paix , qu’on croise, qui nous donnent une gifle et nous font enfin nous poser cette belle et terrifiante question : « Et moi, sur quel chemin me retrouverai je enfin? »

 

Je garde en moi le souvenir de son sourire, de la confiance et de la paix qu’elle dégageait. je garde ce livre à côté de mon lit, et je le caresse du regard quand mes yeux tombent dessus.

Cette rencontre, et puis cette lecture, sont comme ce moment de vérité, qui blesse et guérit à la fois, ce moment de vérité qui me disait: « Fais comme elle, trouve toi .. Parce qu’il n’y a rien de plus beau, rien de plus apaisant, et aucune femme aussi belle, aussi rassurante, aussi intimidante que celle qui s’est trouvée ! »

 

Une marocaine qui se cherche.

 

http://pamolson.org/

http://fasttimesinpalestine.wordpress.com/about/

 

PS : le livre n’a pas encore été traduit en français, la version anglaise sera republiée en mars, si vous êtes à Paris je pourrai vous prêter ma copie en attendant

1 Comment

  • Répondre octobre 7, 2013

    intissar

    ça me fait penser au livres de paulo coelho, le genre de livres qui,une fois lus, te poussent a te poser mille et une questions..

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